Francis Dard est titulaire d’un doctorat de philosophie. Il a soutenu sa thèse intitulée « La notion de loi comme concept de connaissance : la révolution galiléenne et ses origines », devant un jury composé de Georges Labica, philosophe, professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre, Françoise Balibar, physicienne et historienne des sciences, professeur à l’université Paris VII-Jussieu, qui a dirigé au CNRS l’équipe chargée de l’édition française des Œuvres choisies d’Einstein, et Joël Biard, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de Guillaume d’Ockham et de la philosophie médiévale.
Qui ?
Le livre
Victime d’une maladie irrémédiable, Francis Dard a choisi de mettre en accès libre sur internet un livre commencé en 2022, mais inachevé, et intitulé : La notion de loi. De ses origines civilisationnelles. Essai sur le mouvement de penser et la logique de la conception. À partir des recherches des plus grands spécialistes des disciplines mobilisées accessibles en langue française, l’ouvrage présente les racines, les caractères et la cohérence de la notion de loi apparue et constituée dans les civilisations de l’écriture jusqu’au début de notre ère.
Son contenu
Par tradition frappées du sceau fondateur du nómos grec et de la Torah judaïque, les origines de la notion de loi remontent plus haut dans le temps, plus loin sur la planète et plus profond dans l’épopée humaine, de la Mésopotamie à l’Égypte pharaonique, de l’Élam et la Perse à l’Inde et la Chine. Plusieurs fois inventée, l’écriture s’avère primordiale dans cette émergence liée à différentes formes de pouvoir, de mode de vie et de représentation du monde. Mais la loi n‘est pas qu’un ordre d’autorité, elle est aussi un ordre de pensée. D’origine et de constitution, elle est tout à la fois croyance religieuse, gouvernance souveraine, pensée du monde et univers de concevoir.